L’auteur

Miloslav Samardzic (prononcer Samardjitch) est né le 22 novembre 1963 à Aleksandrovac en Serbie. Il est diplômé d’économie de l’Université de Kragujevac en 1989. Pendant ses études, il a suivi les cours de l’école de journalisme de “Novosti“ quotidien national serbe, durant l’hiver 1983/84, et il ne tarde pas à devenir l’un de ses correspondants permanents à Kragujevac. Il intègre “Pogledi“, alors journal étudiant de l’Université de Kragujevac, en 1984. Il démissionne de “Novosti“ en 1986 à cause du refus de la rédaction de faire paraître quelques uns de ses articles critiques envers le régime politique alors en place. Fin 1985, il devient le rédacteur de la rubrique l’ “Université“, puis en 1987 il est nomme rédacteur en chef, poste qu’il occupera avec quelques courtes interruptions jusqu’a l’arrêt de la parution du journal en 2005.

 

“Pogledi“ a été la première revue dans la Yougoslavie socialiste à publier des articles sur le multipartisme (1988), à faire paraître une “Proposition pour l’abrogation de la loi protégeant le nom et l’image de Josip Broz Tito“ (1988), de même que le premier article favorable au général Draza Mihaïlovic (1989). Il est devenu le premier média d’opposition en Serbie, grâce auquel a été rendue possible l’émergence de partis politiques d’opposition (fin 1989). En juin 1990, “Pogledi“ atteint un tirage record de 200.000 exemplaires par numéro et devient le bimensuel d’information politique et sociale au plus grand tirage et le plus lu en Yougoslavie.

 

A l’automne 1990, “Pogledi“ est le premier à poser la question des crimes des communistes pendant et après la Seconde guerre mondiale. A cause de ce dossier, mais aussi d’autres articles critiques, Samardzic s’est retrouvé au tribunal a plus de 100 occasions, accusé d’outrage et calomnie par voie de presse mais n’a jamais été condamné.

De 1986 a 1993, il a été convoqué à plusieurs centaines de soi-disant interrogatoires par les services secrets.

 

A “Pogledi“ et dans la douzaine de quotidiens et magazines avec lesquels il a collaboré et, pour certains, collabore toujours, il a publié plus de 1.000 articles. Samardzic a effectué des recherches dans les documents d’archives d’un grand nombre de musées et archives. Sa plus grande production scientifique est son ouvrage en cinq tomes “Le général Draza Mihaïlovic et l’Histoire globale du mouvement Tchetnik“ en serbe, qui passe pour l’étude la plus large et documentée de l’Histoire de la Seconde Guerre mondiale en Yougoslavie, sur environ 3.000 pages et 8.000 notes de bas de page, elle a eu un très grand succès avec plus de 150.000 exemplaires vendus.

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Entre-temps, Samardzic montre un intérêt pour la linguistique et la littérature. Depuis 1997, il est membre de l’Association des écrivains de Serbie. Il a collaboré à de nombreux documentaires TV. Dernièrement, un documentaire, “Les Serbes entre Hitler, Staline et Churchill“, est en réalisation d’après le scénario de Samardzic. Ses livres sont en train d’être traduits en anglais (Etats-Unis), en russe et en slovène. En 2012, un de ses ouvrages a été traduit et publie en slovène “La collaboration des partisans avec l’occupant“. Il vit et travaille à Kragujevac. Marié, il a deux enfants.

 

Quelques photos. Survolez-les avec votre souris

    

Samardzic et Radomir Petrovic "Kent" en mai 2001 à Nis. C'était la première et unique fois depuis juillet 1944 que le commandant de la brigade Tchetnik de Boljevac foulait le sol de sa patrie. A la prise du pouvoir par les communistes à Belgrade, il a été contraint de fuir la Serbie, s’installant à Genève, où il a été employé par les Nations Unies. Le nouveau pouvoir communiste avait maintes fois demandé son extradition vers la Yougoslavie - toutes ont été rejetées. Il s'était illustré pendant dans la lutte contre les nazis, notamment dans les sabotages des voies ferrées qui empêchaient les convois de matériel de guerre allemands, qui transitaient essentiellement par la Serbie, de parvenir aux troupes du Maréchal Rommel, ce qui était une des causes majeures de sa défaite à El Alamein.

 

 

 

 

En attendant "Kent" à l'aéroport de Belgrade, Samardzic et le capitaine Uros Susteric (lire: "Ouroche Chouchteritche"), le dernier Tchetnik slovène encore en vie de nos jours. Lui et sa famille ont été chassé de Slovénie par la Wehrmacht lors de l’attaque sans déclaration de guerre du Royaume de Yougoslavie le 6 avril 1941. Les Susteric dont le père est militaire, vétéran du front de Salonique de 1915, se réfugient en Serbie, et continuent le combat sous le commandement du général Draja Mihaïlovic. Capturé par les nazis début janvier 1945 il est envoyé dans un camp de prisonniers de guerre en Allemagne jusqu’à la fin de la guerre. De retour en Yougoslavie où les communistes avaient pris le pouvoir, il est arrêté en juillet 1945 par les services secrets communistes (l’« OZNA ») et envoyé dans la même geôle gardée par le même geôlier que lors de son arrestation par les nazis en 1941 ! Il y passera 18 mois pour avoir été membre des « agent de renseignements Tchetnik » sous l’occupation, puis pendant plusieurs années était même dépourvu de ces droits civiques, à tel point qu’il lui était même interdit de poursuivre des études universitaires.

 

  

 

 

 

 

Belgrade, en 2007. Samardzic aux côtés du petit-fils de Draja Mihaïlovic – Vojislav (au centre) et de Nikola Zivkovic correspondant permanent de Pogledi à Berlin. Vojislav Mihaïlovic, avocat, ancien député de l’Assemblée nationale de Serbie et ancien maire de Belgrade, semble aujourd’hui s’être retiré de la vie politique pour devenir entrepreneur dans le secteur privé.

 

 

 

 

 

 

 

 

Belgrade, le 29 octobre 2010, devant l’entrée de la Haute Cour de Justice de Serbie, après l’une des audiences du procès en réhabilitation du général Draja Mihaïlovic. Miloslav Samardzic est l’un des requérants de la réhabilitation. Milton Friend était venu des Etats-Unis à ses frais pour témoigner devant la Cour en tant que un des plus de 500 pilotes Alliés, essentiellement américains, à avoir été sauvés par les troupes de Mihaïlovic après qu’ils aient été contraints de s’éjecter de leur avion touché par les balles allemandes. Ils retournaient de missions de bombardement des champs de pétrole contrôlés par les nazis en Roumanie à Ploesti. Sur l’image Milton Friend reçoit un exemplaire des mains de Samardzic le livre en anglais "Operation Air Bridge" publié par Pogledi qui relate ces sauvetages, avec les témoignages de certains de ceux qui y ont participé.

 

 

 

 

 

Belgrade, le 13 septembre 2011 à l’hotel Zira. Séminaire organisé par l’association russe « Belo Delo » qui cultive le souvenir et les traditions de la Russie tsariste. Miloslav Samardzic (à droite, en chemise à carreaux) a été le seul serbe à avoir été invité au milieu d'intellectuels russes et membres de l'association. Sur l’image, discours de Andreï Borisovich Zurkov, professeur de l’Université publique de Moscou et rédacteur en chef ayant supervisé plus de quarante experts pour la rédaction de la première Histoire de la Russie du XXème siècle publiée à Moscou.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Belgrade, le 13 septembre 2011 à l’hotel Zira. Séminaire organisé par l’association russe « Belo Delo » qui cultive le souvenir et les traditions de la Russie tsariste. Miloslav Samardzic à la tribune, a été le seul serbe à avoir été invité.